Les origines du Taiji Quan ne sont pas réellement connues. Il proviendrait d'une forme de boxe plus ancienne, appelée Chang Quan, la "longue boxe". Celle-ci regroupait alors tous les styles de Taiji Quan, sans aucune distinction. Le Taiji Quan n'existait donc pas encore sous ce nom.
Le mythe de Zhang Sanfeng
Zhang Sanfeng était un ermite taoïste vivant dans les monts Wudang. Selon les versions, il naquit en 960, 1247 ou 1279. C'est en observant une lutte entre un oiseau (une grue?) et un serpent qu'il eut l'idée de créer le Taiji Quan. Le serpent, ondulant, évitant ainsi chacune des attaques de l'oiseau. Restant toujours en mouvement, il feint alors la fatigue pour attirer l'oiseau, puis, comme un ressort se dresse pour contre-attaquer et l'emporter sur l'oiseau.
Zhang Sanfeng, voyant dans le serpent lové le symbole du Yin et du Yang, comprend le principe de l'alternance des énergies, de la souplesse et de la dureté, du mouvement et du repos... Les techniques qu'il aurait développé par la suite respecteraient ainsi ce principe d'équilibre dans le mouvement.
Zhang Sanfeng, voyant dans le serpent lové le symbole du Yin et du Yang, comprend le principe de l'alternance des énergies, de la souplesse et de la dureté, du mouvement et du repos... Les techniques qu'il aurait développé par la suite respecteraient ainsi ce principe d'équilibre dans le mouvement.
L'histoire connue...
Nous savons aujourd'hui que l'une des origines historiques, si ce n'est l'origine historique elle-même, du Taiji Quan remonte au 17ème siècle. C'est dans le village de Chen Jiaogou que Chen Wang Ting mit au point cette boxe qu'il ne transmettait qu'aux membres de la famille Chen, gardant jalousement les secrets de cet art martial.
Le Taiji Quan n'existait alors pas encore en tant que tel et l'on parlait de Chang Quan, ou "Longue Boxe".
Il faudra attendre le 19ème siècle pour qu'enfin cette discipline sorte de son enclave. Yang Luchan, alors serviteur pour la famille Chen, épiait secrètement l'entraînement des membres du clan, puis s'en allait le soir répéter lui-même les mouvements qu'il avait observé.
Mais il fut découvert plus tard par Chen Chang Xing. Ce dernier, voulant alors le tester, lui demanda d'affronter ses élèves pour voir ce qu'il avait appris. Contre toute attente, Yang Luchan sortit vainqueur de chacun de ses combats. Enfreignant alors les règles, Chen Chang Xing accepta d'enseigner à Yang Luchan, bien qu'il soit fort probable qu'il ne lui ait pas tout transmis, volontairement...
Yang Luchan quitta ensuite le village et modifia ce qu'il avait appris pour en faire le Taiji Quan de style Yang connu aujourd'hui sous le nom de Yangjia Michuan Taiji Quan, ou "Transmission secrète du Taiji Quan de forme Yang".
Arrivé à Pékin, comme la tradition l'exigeait pour tout individu voulant enseigner son art, Yang Luchan dut affronter nombre d'autres maîtres en arts martiaux pour prouver l'efficacité de sa boxe. Il sortit vainqueur de chacun de ses combats, ce qui lui valut le surnom de "Yang l'Invincible".
Yang Luchan gagna une telle réputation qu'il se vit proposer d'enseigner aux plus hauts dignitaires de l'armée impériale Mandchoue. Et même si Yang Luchan ne transmis pas lui non plus tout son savoir aux Mandchous, cela lui permit néanmoins de faire fortune et de diffuser plus largement son art...
Le Taiji Quan n'existait alors pas encore en tant que tel et l'on parlait de Chang Quan, ou "Longue Boxe".
Il faudra attendre le 19ème siècle pour qu'enfin cette discipline sorte de son enclave. Yang Luchan, alors serviteur pour la famille Chen, épiait secrètement l'entraînement des membres du clan, puis s'en allait le soir répéter lui-même les mouvements qu'il avait observé.
Mais il fut découvert plus tard par Chen Chang Xing. Ce dernier, voulant alors le tester, lui demanda d'affronter ses élèves pour voir ce qu'il avait appris. Contre toute attente, Yang Luchan sortit vainqueur de chacun de ses combats. Enfreignant alors les règles, Chen Chang Xing accepta d'enseigner à Yang Luchan, bien qu'il soit fort probable qu'il ne lui ait pas tout transmis, volontairement...
Yang Luchan quitta ensuite le village et modifia ce qu'il avait appris pour en faire le Taiji Quan de style Yang connu aujourd'hui sous le nom de Yangjia Michuan Taiji Quan, ou "Transmission secrète du Taiji Quan de forme Yang".
Arrivé à Pékin, comme la tradition l'exigeait pour tout individu voulant enseigner son art, Yang Luchan dut affronter nombre d'autres maîtres en arts martiaux pour prouver l'efficacité de sa boxe. Il sortit vainqueur de chacun de ses combats, ce qui lui valut le surnom de "Yang l'Invincible".
Yang Luchan gagna une telle réputation qu'il se vit proposer d'enseigner aux plus hauts dignitaires de l'armée impériale Mandchoue. Et même si Yang Luchan ne transmis pas lui non plus tout son savoir aux Mandchous, cela lui permit néanmoins de faire fortune et de diffuser plus largement son art...
Le Taiji Quan aujourd’hui
C'est Yang Chengfu, petit-fils de Yang Luchan, qui va populariser le Taiji Quan au début du 20ème siècle et qui le diffusera plus largement, en particulier en Occident.
Mais Yang Chengfu ne transmet pas le style Yang traditionnel, mais à la place il démocratise une forme qu'il a lui lui-même codifié en 85 (ou 88 ou 108, selon comment on les compte) mouvements, en augmentant l'amplitude des pas et des mouvements.
C'est un autre élève de Yang Luchan, Cheng Man Ching, qui contribuera tout autant à la démocratisation du Taiji Quan en Occident, notamment en raccourcissant la forme longue de Yang Chengfu à 37 mouvements.
Quant à la forme traditionnelle, seul Zhang Qinlin, encore un élève de Yang Luchan, continuera à l'enseigner, et notamment à feu Maître Wang Yen-nien qui aura été le dernier détenteur de ce savoir, mais qui, grâce à ses écrits, aura permis d'en sauver une partie.
Mais Yang Chengfu ne transmet pas le style Yang traditionnel, mais à la place il démocratise une forme qu'il a lui lui-même codifié en 85 (ou 88 ou 108, selon comment on les compte) mouvements, en augmentant l'amplitude des pas et des mouvements.
C'est un autre élève de Yang Luchan, Cheng Man Ching, qui contribuera tout autant à la démocratisation du Taiji Quan en Occident, notamment en raccourcissant la forme longue de Yang Chengfu à 37 mouvements.
Quant à la forme traditionnelle, seul Zhang Qinlin, encore un élève de Yang Luchan, continuera à l'enseigner, et notamment à feu Maître Wang Yen-nien qui aura été le dernier détenteur de ce savoir, mais qui, grâce à ses écrits, aura permis d'en sauver une partie.
Commentaires
Enregistrer un commentaire